La nouvelle norme ISO 56001

ISO 56001, un cadre pour repenser l’innovation en entreprise

En décembre 2024, la première certification ISO 56001 a été décernée à l’entreprise chinoise ANTA. C’est le plus grand équipementier sportif au monde en termes de revenus et le troisième plus grand fabricant d’articles de sport, derrière Nike et Adidas.

Publiée récemment en septembre 2024, cette norme offre un cadre pour les organisations souhaitant mettre en place un système de gestion de l’innovation.

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L’innovation au-delà des process

L’innovation ne se limite plus au développement de nouveaux produits ou à l’amélioration de services existants. Les crises récentes ont souligné l’importance d’une approche plus globale, intégrant les dimensions environnementales et sociales. La nouvelle norme ISO 56001 reflète cette évolution en définissant l’innovation comme toute « entité nouvelle ou modifiée qui réalise ou redistribue de la valeur », qu’il s’agisse de modèles d’affaires, de méthodes de travail ou d’impacts sociétaux.

Par exemple, IKEA, le géant suédois du meuble, a innové au-delà de ses produits. L’entreprise a adopté des pratiques commerciales durables et promeut la protection de l’environnement. Ses initiatives incluent l’utilisation de matériaux recyclés et des solutions économes en énergie.

Gérer l’incertitude plutôt que la contrôler

Contrairement aux approches traditionnelles qui tentent de minimiser les risques, ISO 56001 reconnaît l’incertitude comme partie intégrante du processus d’innovation. Cette vision tranche avec la culture dominante du ROI immédiat et des objectifs prédéfinis. La norme encourage les organisations à adopter une démarche exploratoire, où l’échec devient source d’apprentissage plutôt que signe d’inefficacité. 
Comme le soulignait Steve Jobs : « Il y a énormément de savoir-faire entre une grande idée et un grand produit. Et à mesure que vous faites évoluer cette grande idée, elle change et grandit. » Cette approche implique d’accepter que les projets d’innovation suivent rarement un processus prévisible et nécessitent des processus flexibles adaptés à chaque initiative.

Par exemple, IKEA, le géant suédois du meuble, a innové au-delà de ses produits. L’entreprise a adopté des pratiques commerciales durables et promeut la protection de l’environnement. Ses initiatives incluent l’utilisation de matériaux recyclés et des solutions économes en énergie.

Gérer l’incertitude plutôt que la contrôler

Contrairement aux approches traditionnelles qui tentent de minimiser les risques, ISO 56001 reconnaît l’incertitude comme partie intégrante du processus d’innovation. Cette vision tranche avec la culture dominante du retour sur investissement immédiat et des objectifs prédéfinis. La norme encourage les organisations à adopter une démarche exploratoire. Dans ce cadre, l’échec devient une source d’apprentissage plutôt qu’un signe d’inefficacité.

Comme le disait Steve Jobs : « Il y a énormément de savoir-faire entre une grande idée et un grand produit. Et à mesure que vous faites évoluer cette grande idée, elle change et grandit. » Cette approche implique d’accepter que les projets d’innovation suivent rarement un processus prévisible. Ils nécessitent des processus flexibles adaptés à chaque initiative.

Par exemple, Dyson, l’entreprise technologique britannique, a adopté cette mentalité exploratoire. Elle a itéré à travers de nombreux prototypes et appris de ses échecs. Cela lui a permis de réaliser des innovations révolutionnaires dans les aspirateurs, les sèche-cheveux et d’autres appareils ménagers.


Un changement culturel nécessaire

Le plus grand défi ne réside pas dans l’application technique de la norme, mais dans le changement de mentalité qu’elle requiert. Les entreprises doivent abandonner l’illusion du contrôle total pour embrasser une culture de l’expérimentation. Cela implique de repenser les critères de succès, en évaluant non plus les projets individuels mais l’ensemble du portefeuille d’innovation.

Un des enjeux majeurs est l’intégration d’ISO 56001 avec les normes de management existantes comme ISO 9001 pour la qualité ou ISO 14001 pour l’environnement. La solution réside dans le concept d’ambidextrie : trouver l’équilibre entre l’exploitation des offres existantes et l’exploration de nouvelles possibilités. Ce lien entre exploitation et exploration permet le transfert efficace des connaissances et des apprentissages à travers l’organisation.

Siemens, le conglomérat allemand, pratique l’ambidextrie. L’entreprise maintient un fort focus sur ses activités industrielles tout en investissant dans des projets innovants. Cela inclut des usines numériques et des solutions d’infrastructure intelligente.

Vers une innovation responsable

La norme met l’accent sur l’impact des innovations, encourageant les organisations à considérer leurs effets à long terme sur la société et l’environnement. Cette approche reflète une prise de conscience croissante : l’innovation doit servir le progrès collectif plutôt que la seule performance financière.
Les innovations peuvent créer de la valeur tout en la redistribuant, voire en la détruisant au sein d’un écosystème. La norme insiste sur l’importance d’évaluer ces impacts et de prendre en compte les parties prenantes potentiellement affectées par des innovations disruptives.

Ørsted, l’entreprise énergétique danoise, a fait une transition remarquable. Elle est passée d’une des entreprises les plus dépendantes du charbon en Europe à un leader mondial de l’énergie éolienne offshore. Ses innovations en énergies renouvelables ont non seulement créé de la valeur pour l’entreprise, mais ont aussi poussé l’industrie énergétique vers des pratiques plus durables, bénéficiant à la société dans son ensemble.

Cette nouvelle norme arrive à point nommé, alors que les entreprises font face à des défis sans précédent.

Elle offre un cadre flexible qui permet de concilier agilité et responsabilité. Elle reconnaît que l’innovation est avant tout une aventure humaine, avec ses incertitudes et ses apprentissages.

Si le taux d’adoption de cette dernière norme innovation suit la même courbe que les référentiels précédents, nous aurons d’ici 2030 environ 250 000 entreprises certifiées dans le monde.

Une opportunité à saisir.


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