Startup weekend, trouver la value proposition

Statue érigée dans le Parc Sibelius à Helsinki en Finlande

Suite du billet précédent (à lire ici), cette série d’articles est consacré au Lean Start-up.

Dans celui-ci, vivez un Startup week-end et plus particulièrement la journée de Samedi, consacrée à la recherche de la value proposition.

Brassage de nombreuses idées, prise en compte du feed-back de premiers clients potentiels et aide du coach sont absolument nécessaires dans ces moments.

L’objectif de la 2ème journée du Startup weekend est donc de bâtir une première value proposition

C’est-à-dire de se mettre d’accord sur la description, plus ou moins détaillée :

  • du produit / service, c’est-à-dire de ce que l’on offre au client
  • le problème résolu par le produit / service, c’est-à-dire comment le produit / service réduit les difficultés / frustrations du client.
  • les bénéfices apportés par le produit / service, c’est-à-dire comment le produit / service crée des satisfactions / gains pour le client.

Dans un premier temps, nous produisons un grand nombre d’idées

Dès 8h00 du matin, avec post-it, paper-board, feutres, les échanges vont bon train, sur la base des premiers échanges de la veille.

L’idée de départ s’est enrichie de multiples variantes et notre équipe échange, dans une atmosphère constructive.

Notre coach, arrivé vers 9h30, se prête volontiers à nos premières questions, sur sa pratique de la sieste. Ce 1er feed-back nous donne déjà quelques pistes.

Puis, avec l’aide de notre coach, nous bâtissons notre première value proposition

Notre cible de clientèle est principalement les « commuters », les personnes devant passer du temps en transport, entre le domicile et le lieu de travail. Ces personnes paieraient pour disposer d’un lieu de sieste

Mais d’autres profils se dessinent, comme le consultant en déplacement, les salariés des grandes entreprises ne disposant pas encore de lieux de repos dédiés …Ces personnes ne paieraient pas pour disposer d’un lieu de repos, car il serait financé par l’entreprise.

Dans notre cas, les problèmes que nous imaginons sont les suivants :

  • Faible conscience de l’intérêt de la sieste
  • Ne pas vouloir payer pour dormir
  • Discrétion, car il est peu envisageable de dormir devant ses collègues
  • Manque de lieu confortable ou adapté

Il nous semble que des bénéfices pourraient être :

  • La sécurité, c’est-à-dire la possibilité de pouvoir laisser ses affaires personnelles sans risque de vol
  • Etre réveillé, pour ne pas rater de rdv

Allez, il est déjà 13h30, il est temps d’aller tester nos hypothèses sur le terrain

Avec de sérieuses limites, puisqu’étant samedi, il ne sera pas simple de trouver un commuter, ni un consultant en déplacement, ni une personne des RH d’une grande entreprise.

Nous tentons quand même notre chance, en binômes, à l’aide d’une grille commune d’interview.

Personnellement, je pars sur les quais de la gare ! C’est une habitude, j’avais procédé avec succès sur les quais du métro il y a déjà quelques mois.

Cet exercice « out of the building » nous permet de quitter la discussion et l’intellectuel et de nous concentrer de nouveau sur le client potentiel. En 1h00, nous obtenons 12 interviews.

Un outil « empathie avec ses clients » devrait également vous intéresser.

Ces interviews, ainsi que celles de nos compères, vont nous permettre d’éliminer un grand nombre d’hypothèses que nous avions émises.

En ne conservant que si ce qui a été validé par les interviews, nous parvenons à formaliser notre « value proposition » … qui s’éloigne définitivement de l’idée de base… pour le porteur de projet, c’est un deuil sérieux à faire !

  • En effet, au départ, l’idée était de proposer des évènements de promotion de la sieste.
  • Désormais, on se focalise sur la création d’une application mettant en relation « siesteurs » et lieux pour la sieste.

Et pourtant, la lecture d’articles dans la presse et le travail sur les concurrents auraient pu nous inciter à conserver la toute première idée … il me semble très pertinent de mettre en place un « parking à idées », pour mettre de côté les idées non retenues mais qui pourraient s’avérer intéressantes par la suite.

C’est vers 18h00 que nous commençons à réfléchir à la présentation finale du lendemain

En réalité, à ce moment du week-end, nous n’avons que les points relatifs aux problème / solution / marché ! il va falloir accélérer pour les autres thèmes du business model !

Nous avons vu d’autres groupes utiliser un logiciel de conception d’applications simplifiées, pour réaliser le prototypage de l’application (creator.ionic.io), mais nous savons que n’aurons pas le temps de nous plonger dans un développement informatique, même rapide. Tant pis, nous n’aurons que des esquisses powerpoint. Nous faisons donc l’impasse sur le « Minimum Viable Product ».

De plus, il nous manque un effet « wouha » dans notre offre. Qu’est-ce qui fera craquer les clients, qu’est-ce qui va réellement nous différencier, c’est encore une grande incertitude…

Nous décidons d’arrêter vers 21h00, pour conserver un peu d’énergie pour le lendemain et surtout, prendre un verre ensemble.

Toute l’équipe accepte l’imperfection d’un tel exercice, impossible d’avoir des réponses pour tout en aussi peu de temps. Préservons la bonne humeur et l’énergie positive !

Vous voulez lire la suite, c’est ici !

Cet article en rapport avec le Design Thinking devrait vous intéresser.

Ainsi que celui-ci, consacré à la méthode entrepreneuriale ISMA360

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