L’innovation ouverte, une tendance de fond

Open innovation

Après avoir vu plusieurs applications réelles de l’open innovation dans les billets précédents,  voici un billet qui précise ce terme, notamment grâce au contenu du MOOC Innovation et Société.

Open innovation ou innovation ouverte

L’innovation ouverte est une forme d’innovation qui a été décrite et promue par Henry Chesbrough du Center for Open Innovation à Berkeley. Ce mode d’innovation est basé sur le partage et la coopération entre des acteurs économiques qui n’appartiennent pas forcément à la même entreprise.

L’idée de base de l’innovation ouverte est que les entreprises ne peuvent plus se baser uniquement sur leur seule recherche en interne pour innover et qu’il est plus efficace et rapide de s’ouvrir à d’autres acteurs, dans un esprit de travail collaboratif afin de bénéficier des connaissances, des idées et des solutions détenus par d’autres acteurs.

Ainsi, en collaborant avec d’autres acteurs, une entreprise va pouvoir multiplier ses sources d’innovation auxquelles elle a accès. En les combinant avec ses propres compétences et ses savoirs, elle élargira ainsi son « champ des possibles » pour créer de la valeur.

Contrairement à l’approche traditionnelle de l’innovation, où les entreprises innovantes cherchent à protéger leurs innovations en les maintenant confidentielles, l’innovation ouverte vise à multiplier les parties prenantes dans le processus d’innovation : les consommateurs, les fournisseurs, les laboratoires publics de recherche, etc.

Les différentes formes d’innovation ouverte

On peut distinguer trois processus de base qui soutiennent l’innovation ouverte.

Le premier processus est celui de « l’outside-in ».

Il vise à obtenir des idées ou des solutions de l’extérieur pour nourrir et renforcer le processus interne d’innovation de l’entreprise. En échangeant avec des consommateurs, des experts ou plus généralement le grand public, l’entreprise innovante fait appel à la créativité et à l’intelligence externe. Le processus d’innovation s’ouvre alors à des communautés soit professionnelles soit candides afin d’accroître ses capacités d’innovation.

Le deuxième processus de base est celui de « l’Inside-out ».

L’objectif ici est de valoriser les innovations internes et les idées qui ne sont pas utilisées par l’entreprise. Cette dernière va les « sortir » de ses activités de R&D, par l’intermédiaire de publications, de bases de données ou de licences de brevets. L’entreprise peut alors réaliser des profits en transférant ses idées et ses solutions à d’autres acteurs. Il s’agit de favoriser l’utilisation et l’adoption des solutions technologiques par d’autres entreprises, parfois gratuitement, afin de renforcer la position stratégique ou d’imposer un standard technologique à tout le système économique.

Le troisième processus est le « Coupled process » qui associe en même temps les deux processus précédents.

Dans ce processus les acteurs construisent ou utilisent des plateformes collaboratives spécifiques afin de procéder à des échanges réciproques de connaissances et de savoir-faire. Ce type de processus peut se traduit concrètement par des outils d’échanges de type donnant donnant.

On peut d’ailleurs noter que de nouveaux acteurs apparaissent dans ce type d’innovation ouverte. Ces acteurs jouent le rôle d’intermédiaire en innovation ouverte : ils invitent les « esprits créatifs » à trouver les meilleures chances de résoudre les problèmes rencontrés par d’autres acteurs.

C’est un des rôles que les banques sont en train de prendre, cf. ce billet ici

Et vous, comment allez-vous augmenter vos capacités d’innovation en vous ouvrant à et vers l’extérieur ? Quelques exemples dans le billet à venir.

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