La méthode KCP mise en œuvre : la collecte des connaissances K

Clous et plaques

Un atelier KCP démarre par une dense phase de collecte des connaissances

Dans cette étape, il s’agit de partager les connaissances afin de préparer l’émergence de concepts nouveaux.

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A ce stade, il ne s’agit surtout pas de trouver une solution, c’est bien trop tôt. En réalité, l’objectif de cette étape est de montrer au groupe que les solutions actuelles sont dépassées et qu’il est grand temps de changer de perspective.

Pour cette étape, différentes personnes participent, experts et non experts et font le point sur « l’état de l’art », c’est-à-dire sur les connaissances connues. Elles font également le point sur le « non-art », c’est-à-dire les connaissances manquantes et dont on aurait besoin, les anomalies ou les questions que l’on peut se poser, les paradoxes …

La collecte des connaissances présente des similitudes avec la phase d’empathie du Design Thinking

A titre d’exemple, si l’atelier de conception innovante portait sur le projet de « faire vibrer autrement les supporters d’un stade », les connaissances à acquérir pourraient inclure une étude poussée sur :

  1. les supporters : qui sont-ils, leurs caractéristiques,…. Ce travail devrait également inclure les « non-supporters »
  2. les émotions, notamment collectives
  3. les stades (leur histoire, les formes, les tailles, les usages, …)
  4. Les nouveaux services, le digital, les spectacles qui fournissent des émotions

Ce travail de recherche de connaissances se réalise par le biais de recherches, études, observations et/ou interventions d’experts du domaine.

L’importance que la méthode Design Thinking apporte à l’étape « empathie » – cf. billet l’empathie au service du Design Thinking – est tout à fait intéressante et pertinente pour l’étape K :

  • En effet, le Design Thinking est notamment connu pour soigner l’acquisition de connaissances, essentiellement sur les usages
  • De plus, le Design Thinking attache beaucoup d’importance au partage « physique » des connaissances, par le biais de photos des situations réellement observées, de documents provenant du terrain, ..

Quelques conseils pratiques pour réaliser la collecte de connaissances

  • Lorsqu’on sollicite un expert, on lui demande d’intervenir sur son domaine d’expertise. Ce n’est pas à lui de faire le lien entre son domaine et le sujet à traiter, ce sont les participants qui feront cette « collision ». Au contraire, il est important que l’expert permette aux participants de s’éloigner du sujet pour être capable ensuite de croiser « connaissances apportées par l’expert » et « sujet à traiter »
  • Il est normal qu’à l’issue du partage des connaissances, les participants se sentent perdus, écrasés par autant de nouvelles informations et points de vue dont ils n’avaient pas conscience. Ils sont en position de grand inconfort, d’incertitude quant à la façon de continuer voire de confusion quant à la pertinence de la méthode. C’est bon signe ! Il faut un tel ébranlement pour susciter une capacité d’innovation

C’est pourquoi cette phase d’acquisition de connaissances, laborieuse, fatigante est absolument nécessaire. Il faut se refuser de la raccourcir ou simplifier, sinon le risque est grand de favoriser un effet de fixation.

La suite de ce billet : la création de concepts C

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