Le Design Thinking en 3 étapes

Philadelphia, USA

Le Design Thinking est une méthode de conception innovante, qui permet de concevoir un produit / service au service de ses utilisateurs.

Dans ce billet, je vous en présente les grandes phases ainsi que quelques trucs et astuces.

Le Design Thinking est un ensemble de phases qui se superposent, plus qu’elles ne s’enchainent.

Elles sont au nombre de 3 :

  1. L’inspiration
  2. L’idéation
  3. L’itération

L’inspiration est la première phase et vise à cadrer la problématique et à explorer des pistes inédites.

Les mots clés associés à cette phase sont les suivants : comprendre, observer, définir, rechercher, découvrir, être en empathie.

Au départ, il y a toujours la volonté de résoudre un problème ou le défi de vouloir tirer parti d’une opportunité. Plusieurs axes permettent de trouver l’inspiration :

  • Les nouvelles technologies et les possibilités nouvelles qu’elles permettent, en les utilisant et les combinant
  • Les usages, les pratiques des personnes y compris les « utilisateurs pilotes » (lead users). Ceci implique des phases d’observations sur le terrain, de dialogues avec les personnes dans leur contexte
  • Les enjeux sociétaux, les enjeux et les tendances

Cet article sur les utilisateurs pilotes devrait vous intéresser.

Bien que les 3 sources soient toutes très utiles, le Design Thinking met très clairement l’accent sur les usages. Une mise en pratique avec cet outil gratuit sur l’empathie.

La phase d’idéation vise à produire et matérialiser des pistes de solution

Les mots clés associés à cette phase sont les suivants : interpréter, mettre en mots (raconter un récit), inventer, expérimenter, concevoir, créer, prototyper, tester

Il s’agit d’interpréter les recherches et observations en des pistes plus concrètes. Ce n’est donc pas un simple brainstorming qui produirait des idées abstraites mais cela consiste à aboutir à un 1er niveau de matérialisation, via un prototype. Réelle, concrète, l’idée devenue une forme physique peut enfin être utilisée par des utilisateurs et installée dans son environnement naturel.

En réalité, on ne passe pas directement à un prototype final. Il faut davantage voir cette phase comme une succession d’itérations au cours desquelles on teste et on perfectionne le prototype avec et pour les usagers.

Cette série de photos vous montre très clairement l’évolution des idées, depuis les post-it jusqu’à plusieurs prototypes évoluant avec les besoins des utilisateurs.

Ce billet sur les prototypes devrait également vous intéresser.

Enfin, la phase de changement d’échelle

Les mots clés associés à cette phase sont les suivants : pérenniser, essaimer, diffuser

Cette phase commence lorsqu’un ou plusieurs concepts émergent et semblent prometteurs. Il s’agit de passer d’une logique d’exploration à une vision d’exploitation. Dit autrement, il s’agit de passer d’une invention (produit / service qui réponde aux besoins d’utilisateurs) à celui de l’innovation (un produit / service acheté par des clients).

Ce billet sur ISMA360 pourrait vous aider dans cette étape.

La mise en œuvre du Design Thinking peut se faire de plusieurs façons

En mode sprint, sur quelques jours

Dans ce cas, on se concentre en général sur les 2 premières phases, avec 1 ou 2 itérations. La phase de changement d’échelle est rarement possible dans ces ateliers de 2-3 jours. Par contre, on arrive à mobiliser des ressources rares (experts, usagers, …) que l’on ne parviendrait pas à fidéliser plus longtemps.

En mode rebond

Dans ce cas, une première semaine est consacrée à la construction de l’équipe, à la formation au Design Thinking puis à l’élaboration du plan de recherche (quels utilisateurs observer, dans quels contextes, ..).

Puis 3 mois sont laissés aux participants, pour qu’ils mènent la phase d’inspiration.

Une 2ème semaine complète permet de mener la phase d’idéation et d’aborder le début de la dernière phase (changement d’échelle)

Au fil de l’eau, sur une période de 3 à 6 mois

Là, les 3 étapes peuvent être abordées et sont plus compatibles avec le rythme de l’entreprise … mais il faut réussir à mobiliser les ressources 1 ou 2 fois par semaine, sur une relative longue période … et gérer les inévitables absences des participants.

Ce billet sur l’empathie devrait également vous intéresser.

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